portrait de Pascal GESLIN
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Pascal GESLIN, Éleveur et entraîneur de chevaux de courses

Parné-sur-Roc

Pascal murmure à l’oreille de ses trotteurs


Depuis 1987, Pascal Geslin entraîne ses trotteurs à Parné-sur-Roc. Avec plus de 5 000 courses à leur actif, ses chevaux ont remporté près de 500 victoires


            Le pied à l’étrier

Pascal Geslin est tombé très jeune dans la passion du cheval : « mon grand-père a été marchand de chevaux. Il a ensuite été éleveur de vache à lait et il avait gardé quelques chevaux pour le plaisir. J’allais tous les mercredis et les samedis chez lui. Je passais aussi des vacances chez mon oncle qui était entraîneur. C’est là que j’ai attrapé le virus ». Le jeune homme entre alors en apprentissage au lycée agricole de Laval et devient jockey. Avec un palmarès de près de 400 victoires à son actif depuis ses débuts, il a prouvé ses qualités de driver. Sa passion l’a poussé, en 1987, à créer son propre élevage au Petit Moulinet à Parné-sur-Roc. Après un an en location, il achète donc la ferme et s’installe sur place en 1988. Il va tout créer : les 700 mètres de piste, les box, les paddocks… Une passion dévorante puisqu’il vit sur l’exploitation et ne compte pas ses heures en semaine et le week-end. Mais ses efforts portent leurs fruits et l’élevage grossi jusqu’à atteindre 5 employés. Particularité, Pascal est propriétaire ou copropriétaires de la quasi-totalité de ses chevaux ; il est en effet éleveur et entraîneur. Avec la croissance de son exploitation, Pascal a d’ailleurs décidé de distinguer ses activités sur deux sites, l’élevage a donc déménagé. Il choisit également de ne plus vivre sur le centre d’entraînement de Parné-sur-Roc et déménage pour séparer sa vie personnelle et sa vie professionnelle. 


            La chance de miser sur le bon cheval

« Vous pouvez être le meilleur entraîneur du monde, si vous n’avez pas les bons joueurs dans votre équipe, vous n’aurez pas de résultats » explique Pascal en fan de foot qu’il est. Et ce parallèle, il le fait aisément par rapport à son activité. S’il admet à demi-mot être un bon éleveur et un bon entraîneur, il reconnait surtout qu’il a eu la chance d’avoir de bons chevaux : « Il y a près de 13 000 naissances par an pour un seul champion, la probabilité est donc très faible d’avoir un cheval d’exception. » Et Pascal Geslin a eu cette chance : Nouba du Saptel. Cette championne, achetée par son père à Caen à l’âge de 6 mois, a en effet raflé 21 victoires et affiche des gains à hauteur de 1,7 millions d’euros. « Elle a fait vivre l’élevage, mais elle nous a surtout permis de vivre un rêve, de partager de nombreuses victoires et beaucoup de joie » s’émeut Pascal. En 2009, elle a notamment fini 2e du Prix de l’Amérique (chose rare pour une jument dans la plus célèbre course de trot du monde plutôt dominée par les chevaux), 2e du Prix de France à Vincennes et remporté le Prix de l’Atlantique à Enghien. Elle a désormais pris sa retraite et profite des champs de l’élevage.


            À cheval sur la préparation

À 55 ans, il continue de vivre sa passion même si il ne sait pas si un repreneur s’intéressera à son exploitation. Pascal Geslin est pourtant prêt à donner quelques tuyaux sur son métier. Avec ses 3 salariés, il continue d’entraîner ses 22 chevaux et d’en élever une quinzaine. Un métier difficile dans une profession en pleine mutation. Son expérience parle, mais aujourd’hui les trotteurs demandent beaucoup d’attention et la perfection se cache dans le détail. Pascal Geslin fait même le parallèle avec la formule 1 ou les sportifs de haut niveau : « nous suivons nos chevaux avec des tests cardio et du taux de lactate réguliers, cela nous permet notamment d’anticiper les blessures et de ne pas leur en demander trop. Des applications sur smartphone permettent même d’effectuer ce suivi désormais ». À cela s’ajoute la technique, les bons choix de fers, d’embouchure*… Il faut passer des heures au bord de la piste à regarder évoluer les trotteurs, à écouter le bruit de leur foulée, à scruter les réactions du cheval pour réussir à trouver le bon réglage qui permettra d’améliorer les performances de l’animal et d’espérer coiffer les adversaires au poteau !

*Pièce généralement métallique placée dans la bouche du cheval et par l'intermédiaire de laquelle on communique avec le cheval. Appelée communément mors, elle repose sur les barres et la commissure des lèvres.


A propos des Écuries Geslin :

Adresse : Le Petit Moulinet – 53260 Parné-sur-Roc

Téléphone : 02 43 98 32 02



Regard de proximité

Dany, conseiller grande clientèle agricole à l’agence de Meslay-du-Maine :

« Pascal Geslin est un professionnel connu et reconnu dans le milieu des courses hippiques, son secteur d'activité. Un métier passion qui se ressent dans les échanges que nous pouvons avoir ensemble. »

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